Open post

L’abricotier

abricot

Pour faire les gourmands tout l’été…

Plantez un abricotier, même si vous avez peu de place : cet arbre n’étant pas très grand, il se case facilement, et un seul suffit pour fructifier, si vous choisissez une variété auto-fertile. Dans les régions hors climat privilégié, optez pour une variété à floraison tardive, afin d’éviter les méchantes gelées printanières.

Une haie brise vent, ou des murs en pierres ?

C’est au soleil, dans un endroit abrité des vents et des gelées printanières que les arbres fruitiers sont le plus productifs.

Cultivez les abricotiers bien à l’abri de murs exposés sud ou sud-ouest, afin de leur offrir un micro climat favorable.

L’arbre ne craint pas le froid, par contre les fleurs, très précoces, sont sensibles aux gels printaniers. Pour optimiser les chances de récoltes, dans les régions à hiver froid, l’idéal est de palisser l’abricotier contre un mur au sud.

planter

Comment le planter ?

Cet arbre fruitier aime les sols bien drainés, plutôt calcaires et déteste les sols lourds et humides.

Préparez le sol, si vous en avez la possibilité, quelques semaines avant de planter, pour le laisser reposer. Ainsi, les variations climatiques (pluie, gel, dégel…) améliorent sa structure et sa perméabilité.

Prévoyez un espace en fonction de sa taille adulte. Sortez la terre, ôtez tous les cailloux, et les racines des mauvaises herbes. Dans le terrain bien préparé, faites une fosse de 80 cm sur 80cm. Décompactez le fond, ajoutez à la terre un engrais organo-minéral naturel, spécial fruitiers. Son action progressive permettra à l’arbre de croître en douceur.

Habillez les racines, en coupant légèrement leurs extrémités. Pralinez-les pendant quelques heures.

Positionnez un tuteur, légèrement décalé par rapport au centre, car il doit être à une dizaine de centimètres de distance du tronc, et enfoncez-le à l’aide d’une masse, avant la plantation pour ne pas endommager les racines. Ce tuteur est indispensable pendant les premières années.

Positionnez l’abricotier au centre du trou en répartissant les racines.

Placez le point de greffe à 10 ou 12 cm au-dessus du sol afin que la base du bourrelet de greffage se trouve à 5 ou 6 cm au-dessus du sol lorsque la terre se sera tassée.

Comblez avec la terre bien émiettée pour qu’elle se glisse entre les racines.

Tassez au fur et à mesure. Égalisez le sol.

Tassez à nouveau avec le pied, tout autour. Rabattez des 2/3 chaque branche, pour favoriser la reprise.

Arrosez à fond, même s’il pleut.

Attachez, à l’aide de liens extensibles spécifiques, le tronc au tuteur.

Ce tuteur pourra être retiré au bout de 3 ans, lorsque les racines seront capables d’assurer l’arbre. L’année qui suit la plantation, arrosez chaque semaine, d’avril à octobre, puis les années suivantes, en période de sécheresse.
medic

Les maladies

Le risque de maladie est plus élevé dans les zones à forte humidité atmosphérique comme l’attaque de monilia par exemple. C’est un champignon microscopique qui s’attaque aux fleurs et provoque le dessèchement des jeunes branches. A titre préventif, traitez avec un fongicide comme la bouillie bordelaise en hiver et juste avant la floraison.

En cours de végétation faites des pulvérisations de décoction de prêle, diluées à 10%.

 abricotpot

Un abricotier en pot, sur la terrasse

La culture en pot a pris son essor ces dernières années, et même en ville il est possible de cultiver des fruitiers, en choisissant la bonne variété. ‘Garden Aprigold’ ne dépasse pas 1,50 m de haut. La floraison blanc rosé, puis les bons fruit dorés et oranges sont d’un attrait exceptionnel. Drainez bien le fond du pot, avec une grosse couche de billes d’argile, et protégez-le des vents et des courants d’air.

Nos abricotiers préférés, tous autofertiles

Abricotier Golden Aprigold : pour une culture en pot.

Abricotier Rustique des Pyrénées®: Floraison abondante et étalée : ainsi, les fleurs échappent aux gelées. Fruits très goûteux.

Abricotier Polonais : Grand classique à floraison tardive. Fruits à chair fine, fondante, parfumée. Pour des confitures exceptionnelles !

Abricotier Bergeron : Très productif, très goûteux. Jolie couleur safran.

Abricotier Rouge Tardif Delbard® : Fruits à chair moelleuse et fondante, sucrée et acidulée.

Open post

Planter un arbuste

arbustes

Bien choisir son arbuste…

 

Quelques questions à se poser

Vous faut-il un arbuste de mi-ombre ou de plein soleil ?

Cet arbuste se plaira-t-il chez vous : préfère-t-il une terre calcaire ou argileuse ? Lourde ou légère ? Acide ?

Comment planter l’arbuste choisi ?

Venez découvrir les Forsythias, les Groseilliers à fleurs, les Deuzias mais aussi le Caryoptéris ‘Heavenly Blue’ et le Weigelia ‘Black and White’ parmi de nombreux autres arbustes et rosiers.

planter

Comment planter votre arbuste

Mettez l’arbuste à tremper pour mouiller la motte. Creusez un trou 2 fois plus large que le conteneur, et un peu plus profond.

Apportez au fond du trou un peu d’engrais à libération lente et mélangez-le à la terre avec du terreau, ou incorporez un engrais organique à la terre utilisée pour reboucher le trou.

Installez l’arbuste au fond du trou, comblez avec un terreau de plantation ou un peu de compost, mélangez à parts égales avec la terre sortie lors du creusement.

Arrosez copieusement, même s’il pleut.

ARROSOIR

L’arrosage, essentiel

Pour assurer la reprise de votre arbuste, il faut l’arroser régulièrement toute la saison. C’est primordial en été : de juin à août, voire septembre si le mois est sec. Un gros arrosoir de 10L par semaine est une bonne moyenne. Mieux vaut un arrosage important une fois par semaine que de petits arrosages quotidiens : ces derniers favorisent l’enracinement en surface, facteur de fragilité.

Open post

Les fruits du mois d’Avril : les fraisiers !

fraises

Les Fraisiers

Délicieusement parfumées, faciles à cultiver, les fraises ont leur place partout, dans tous les jardins et même sur les terrasses et balcons.

livre

L’histoire du fraisier

Depuis la préhistoire on cueille des petites fraises très parfumées dans les sous-bois. Le fraisier nous a été rapporté d’Amérique du Sud, précisément du Chili (Conception) 1714, par Amédée François Frézier, ingénieur militaire, botaniste et cartographe français né à Chambéry en 1682.

Les fruits étaient plus gros que ceux de nos fraisiers des bois, ils étaient de couleur ‘rouge blanchâtre’ avec un parfum un peu moins prononcé. Certains plants ont survécu au long voyage en bateau et ont été remis au Jardin Royal à Paris puis transféré au Jardin Botanique de Brest.

Les petites histoires autour des fraisiers

La fraise est devenue un symbole de plaisir et d’amour à partir de cette époque-là ; ce qui amena l’expression ‘aller aux fraises’ qui signifiait alors ‘ aller flirter’ ! Cette expression est aussi utilisée lorsque les bas de pantalons sont retournés bien au-dessus de la cheville !

Une autre expression : “ramener sa fraise’ : intervenir dans une discussion alors que celle-ci ne nous concerne pas !

cerisier terre article

La culture des fraisiers en pleine terre

Les fraisiers doivent être plantés à une exposition ensoleillée ou mi ombragée, les variétés à gros fruits redoutent les zones ombragées. Ils demandent des sols légèrement acides, bien drainés, riches en matières organiques et restant frais. Toute une gamme de fraisiers Delbard est disponible dans votre jardinerie, venez la découvrir !

balcon

Sur le balcon

Plantez vos fraisiers dans de grandes jardinières ou dans des grands pots.

Retrouvez nos vidéos sur la plantation des fraisiers : Par ici !

Nos préférées : Gariguette – Mara des bois – Charlotte – Gento – Cirafine – Ostara –Rabunda -Genereuse des Combrailles ® – Belle Bourbonnaise ® Fantastica ®

Cirafine : Fruits allongés de taille moyenne rouge sang brillant. Chair fine, tendre, juteuse, parfumée, à la saveur sucrée et acidulée bien équilibrée.

Et bien sûr, la célébrissime “Gariguette’ la première à mûrir !

Son goût délicieux lui vaut une renommée bien méritée. Sa forme oblongue est reconnaissable. Petits et grands s’en régaleront dès la mi-mai.

 

cglaceUne Recette gourmande facile à réalisercglace

La Glace à la Fraise !

Préparez un sirop avec 400 g de sucre et un verre d’eau.

Pendant que le sirop refroidi, mixez 500 g de fraises.

Ajoutez ensuite 100 g de crème fraîche épaisse, le jus d’un citron puis le sirop refroidi : mélangez délicatement.

Versez la préparation dans un bac à glace et placez au congélateur.

Open post

Découvrez la Clématite !

clématite2La clématiteclématite3

Bien les entretenir

En Mai, on craque pour la clématite.

Sur un treillage ou le long d’un mur, associées à d’autres plantes, les clématites courent, grimpent, s’enroulent… Sans prendre de place au sol!

Elles adoucissent la rigueur d’une façade, se tressent sur les piliers, parfument les patios, donnent du relief au jardin, le personnalisant en douceur. Elles brodent les constructions en les intégrant au jardin. En plus, elles composent de charmants bouquets. Elles sont les idéales compagnes des rosiers grimpants !

Les clématites se déclinent en une palette très étendue ou toutes les couleurs sont représentées, délicates ou très colorées! Lorsque ces grimpantes se parent de leurs fruits plumeux, elles sont aussi attrayantes qu’au moment de la floraison. Certaines sont parfumées. Les feuilles, très découpées, sont parfois si légères qu’elles ressemblent à de la dentelle. Quelques variétés possèdent un feuillage persistant. Ces dernières sont un peu plus frileuses et aiment parader à l’abri d’un mur.

Sélectionnez les variétés qui vous intéressent en fonction des couleurs, de la date de floraison, du feuillage, de l’orientation et des associations avec les autres plantes.

Les clématites ont mauvaise réputation : celle de mourir brutalement et d’être difficiles à tailler. C’est vrai que certaines espèces sont capricieuses (celles à grosse fleurs) tandis que d’autres ont la vigueur du chiendent. Mais si les plantes sont cultivées et plantées dans les conditions optimales, le champignon qui provoque ce dépérissement sera moins virulent. Si toutefois cela arrive, rabattez la touffe au ras du sol et traitez le sol avec un fongicide systémique. Elle redémarrera vite.

Les clématites aiment toutes avoir les pieds au frais (le bas de la tige et les racines) et la tête à la lumière! Le plein soleil n’est pas nécessaire : elles fleurissent bien à l’est comme à l’ouest. Quant à la taille, elle n’est pas si délicate qu’on le dit! Les clématites à fleurs précoces (Montana) n’ont guère besoin de taille. Il est possible de les rabattre à 30cm, en mai, juste après la floraison, si elles deviennent envahissantes.

Les clématites à feuillage persistant ne se taillent pas. Ôter les branches abîmées suffit à leur donner belle allure.

Tailler les clématites d’été et d’automne à 30cm chaque année en février permet la formation de nouvelles tiges très florifères. Cette autre façon de procéder concerne toutes les clématites : tailler à ras, chaque année, une branche sur deux (les plus anciennes). En mai, pour les printanières, fin février pour toutes les autres.

Plantez-les en bonne terre saine, bien drainée mais qui reste fraîche. Creusez sur 40cm, placez un lit de gros graviers. Rebouchez à moitié avec la terre et du compost. Positionnez la motte en enterrant 15 cm de tiges à l’horizontale. Bouchez avec un mélange terre et terreau.

Protégez le pied avec un buisson pour conserver cette fraîcheur. Et attention aux limaces, qui sont friandes des jeunes feuilles.

Open post

Les poiriers

poire

Le poirier, facile de culture!

Cultivés par les Romains et les Grecs depuis 3000 ans, les poiriers font partie des arbres fruitiers les plus populaires, car faciles de culture. Nés sur le pourtour du bassin méditerranéen, ils ont besoin de soleil et aiment un sol frais, drainé et non calcaire. En respectant leurs besoins et en plantant différentes variétés, il est possible de consommer des poires presque toute l’année, grâce à la conservation hivernale.

arbres

Leur culture

L’emplacement

En avril un gel tardif peut faire griller toutes les fleurs, ou, un peu plus tard, un gros coup de vent peut faire chuter toutes les fleurs fanées. Alors, pas de poires pour l’année. C’est pour ça qu’à la plantation, il faut leur offrir un endroit protégé. C’est au soleil, dans un endroit abrité des vents et des gelées printanières que vous aurez les meilleurs résultats. Les poiriers sont auto-fertiles. Mais le fait d’installer plusieurs variétés augmente leur fertilité, car, même s’ils fructifient parfois seuls, ils préfèrent une fécondation croisée. Heureusement, il y a souvent des arbres fruitiers dans le voisinage. Ceux-ci participent activement à la pollinisation. Si vous avez la place, installez un ou deux autres poiriers. La variété ‘Williams’ est une excellente pollinisatrice, ainsi que ‘Conférence’ ou ‘Doyenné du Comice’.

Comment se fait la pollinisation ? Qui transporte le pollen ?

Le vent et les insectes pollinisateurs ! Pour attirer ces insectes, installez des haies bocagères, des massifs de fleurs mellifères, des aromatiques, offrez-leur des abris, composés de tiges creuses assemblées (bambous, par exemple)…

Le sol

Le poirier aime un sol sain, drainé, frais, riche et profond. Il déteste les sols secs et le calcaire. Comme toutes les plantes, les poiriers ont besoin d’azote, de phosphate, de potasse, de magnésium, et d’oligo-éléments comme le fer. Pratiquez une analyse de votre sol, pour savoir ce qu’il faut lui apporter au moment de la plantation.

Les acheter

De novembre à mars, vous les trouvez en racines nues, donc moins chers, puis d’avril à octobre en conteneur. En plantant à l’automne, vous permettez une meilleure installation de votre fruitier.

sécateurs

La taille

La taille d’hiver

Taillez les poiriers en hiver. Sans entretien, ils donnent au bout de quelques années un fouillis de branches entrecroisées, enchevêtrées, ce qui a pour principal inconvénient de ne plus laisser entrer la lumière au cœur de l’arbre et de favoriser des maladies comme la moniliose.

Supprimez les branches sèches, celles qui se gênent, se croisent ou bien qui poussent vers l’intérieur de l’arbre.

La taille en vert

La taille consiste à favoriser la formation des organes fructifères et le mûrissement des fruits ainsi qu’à maintenir une forme harmonieuse à l’arbre.

Il faut pratiquer des méthodes de taille respectueuse, en tenant compte de la végétation.

La taille en vert s’effectue en été. Elle concerne les poiriers palissés, en U, en palmettes, en cordon. Ne touchez pas aux arbres tiges, demi-tiges ou fuseaux.

Rabattez de 2/3, au sécateur, les tiges feuillues qui se sont formées au printemps et au début de l’été (si elles ont plus de 6 feuilles). Cette opération va contrôler la végétation. Si le feuillage est trop abondant, il concurrence la mise à fruit. En supprimer une partie favorise la pénétration de la lumière, ce qui aide à la coloration et à la bonne maturation des fruits.

Pincez les rameaux, afin de limiter leur croissance, en haut de l’arbre.

Profitez-en pour arquer les rameaux afin qu’ils poussent à l’horizontale, dans le but de favoriser la fructification. Courbez les rameaux encore souples, attachez-les à des rameaux proches.

Nettoyez, supprimez les branches gênantes ou abîmées.

Eclaircir

En mai et juin, les bébés fruits apparaissent, plein de promesses, sur les branches des poiriers. C’est le moment de commencer l’éclaircissage, lorsqu’ils se touchent. Laissez 5cm entre chaque. Quand ils grossissent, éclaircissez à 15cm.

medic

Traiter

Le carpocapse, papillon apparemment inoffensif, dépose au printemps ses œufs sur les feuilles et les jeunes fruits des poiriers. Les chenilles pénètrent dans les fruits, creusent des galeries, se nourrissent de la chair. Comblées, elles sortent pour passer l’hiver au chaud, sous les écorces. Les fruits tombent prématurément et ne sont plus consommables, sauf cuits. Pour éliminer ces prédateurs, appliquez les traitements d’hiver. A base d’huiles, ils éliminent les parasites installés dans les creux de l’écorce. Composés essentiellement d’huile blanche de pétrole, ils sont assez corrosifs. Diluez-les soigneusement et n’augmentez jamais les doses indiquées. La pulvérisation s’opère en décembre puis en février, avec un dosage plus léger. Au printemps installez des pièges à phéromones qui attireront et piégeront les carpocapses.

Nettoyer les écorces des arbres

Les lichens et les mousses décorent les branches et les troncs de vos arbres.

Faut-il les ôter ?

Les lichens ne sont pas des parasites mais le résultat de l’association entre une algue et un champignon. Sensibles à la pollution, ils ne poussent que dans un espace sain, c’est donc bon signe si vous les observez dans votre jardin. Mousses et lichens vivent en symbiose avec l’arbre qui leur sert de support. Ils ne constituent pas une menace directe. Au contraire, ils protègent les troncs contre le froid et le soleil, et fournissent des matériaux pour la confection des nids d’oiseaux. Mais, sur les arbres fruitiers, ils abritent de nombreux insectes parasites : larves de carpocapse (ver de la pomme, de la poire, du noyer), œufs de pucerons, cochenilles, œufs et larves de chenilles, ainsi que des spores de champignons parasites (tavelure, moniliose, chancre…).

Pour la diversité nécessaire au jardin, laissez tranquille cette belle parure sur les vieux fruitiers qui ne produisent pratiquement plus. Par contre, nettoyez ceux qui sont productifs.

Agissez en hiver, lorsque les lichens sont bien visibles, car gonflés par l’humidité. Frottez les troncs et les branches charpentières avec une brosse métallique, pour décaper mousses et lichens, et détachez les vielles écorces qui partent en lambeaux et badigeonnez-les avec un produit bio, sans adjonction de pesticides. Sur des jeunes arbres encore peu envahis, utilisez une brosse en chiendent ou en nylon rigide.

La greffe

Le poirier se greffe sur lui-même, à partir d’un franc, obtenu de pépins de poirier. Cette méthode est parfaite pour obtenir des formes de plein vent. Pour obtenir des formes palissées ou pour les petits jardins, il est conseillé de greffer sur cognassier.

On peut aussi greffer les poiriers sur l’aubépine ou sur l’eryobotrya (le néflier du Japon) de semis.

 ampoule

La cueillette, la conservation, l’ensachage

Pour obtenir des fruits parfaits, beaucoup de jardiniers utilisent la méthode de l’ensachage pour les protéger de la voracité des guêpes et des oiseaux. On trouve ces sachets dans la plupart des jardineries, ou chez les grainetiers. Vous pouvez aussi en confectionner dans de vieux voilages blancs. Ou, au contraire, pour décorer le jardin, en fabriquer en tissus variés, comme des lampions multicolores.

Pour la cueillette, surveillez tous les jours vos fruits. Il est difficile de savoir quand la poire est consommable. En l’ouvrant, on a parfois la surprise de trouver le cœur déjà blet.

Le bon choix

Si vous n’avez pas la place pour des poiriers de plein vent, tiges ou demi-tiges, n’oubliez pas que les formes, U simple ou U doubles se placent partout, le long d’un mur ensoleillé.

L’architecture des palmettes est intéressante douze mois sur douze, et la productivité excellente ! La taille est délicate et obligatoire, mais amusante. Il existe des palmettes en U simple ou en U doubles, à adosser le long d’un mur. Former une palmette U double demande 5 ans à des jardiniers compétents avant d’être commercialisée. Ce qui explique son prix plus élevé à l’achat. Mais cet achat vaut le coup : l’arbuste est une véritable sculpture, et la récolte commence dès l’année qui suit la plantation.

 balcon

Les poiriers sur le balcon

Ce n’est pas parce que vous habitez en ville que vous devez vous priver de poires !

Jardiner en pot, c’est jardiner partout. Grâce aux formes taillées en palmettes et aux variétés spécifiques comme ‘Garden Gem®’, pourquoi ne pas installer un mini verger sur le balcon ou la terrasse ? Prévoyez un grand pot, en terre cuite, de 40cm de diamètre minimum. Drainez bien le fond avec des graviers ou des billes d’argile. Garnissez le pot de terreau, ajoutez de l’engrais fruitier organo-minéral.

Le petit arbre peut vivre dans ce contenant pendant 5 ans, à condition que, chaque printemps, vous ôtiez 10cm de terreau en surface, pour en remettre du nouveau, accompagné du même engrais qu’à la plantation. Arrosez dès que la terre est sèche, mais ne laissez jamais stagner d’eau dans la soucoupe.

Open post

Les mûriers

   mures

Tout savoir sur ce fruit noir !

Les mûres appartiennent à la famille des Ericacées et sont rustiques jusqu’à – 25°C ; elles peuvent être plantées jusqu’à une altitude de 600 m.

Elles demandent des sols, profonds, bien drainés et riches en matières organiques. Elles doivent être plantées à une exposition ensoleillée. La récolte s’effectue de début juillet à mi-août ou alors de début août à mi-septembre (en fonction de votre localisation). Elles émettent des tiges sarmenteuses de 2 à 5 mètres.

outils

Quand Planter ?

Les mûres sont vendues en conteneur ce qui permet de les planter pratiquement toute l’année hormis les périodes de fortes gelées, de fortes pluies et les 2 mois d’été, juillet et août.

Ne pas planter lorsque le sol est détrempé ou gelé.

ampoule

Comment Planter ?

Préparation du sol :

De la préparation du sol dépend l’avenir de vos plantations. Ce travail doit être réalisé si possible 2 à 3 semaines avant la plantation. Faites, au minimum, un trou de 0.60 m en tous sens.

Conservez la bonne terre végétale (celle de surface) et remplacez celle de fond par un mélange de terreau, de fumier décomposé et de corne torréfiée .

Plantation :

Juste avant la plantation, trempez la plante dans un seau d’eau avec le conteneur pendant ¼ d’heure environ.

Laissez égoutter avant de retirer le pot. Placez la motte dans le trou, sa partie supérieure doit être légèrement enterrée (1 ou 2 cm).

Comblez le trou avec de la terre végétale bien émiettée jusqu’à ce que la motte soit entièrement recouverte. Tassez autour de la motte. Arrosez copieusement même si il pleut (1 arrosoir de 10 litres).

Distance de Plantation :

3 à 4 mètres entre chaque plant.

sécateurs

Comment Tailler ?

Taille à la plantation :

Ne pratiquez aucune taille à la plantation.

Tailles d’entretien :

A la fin des récoltes, toutes les tiges ayant fructifié sont coupées à leur point de naissance.

 medic

Comment Soigner ?

Même dans les sols riches, l’apport de matières fertilisantes est une nécessité pour les mûres.

A partir du 2ème automne de plantation, et en alternance un automne sur deux, incorporez par un léger bêchage du compost ou un mélange de terreau et de fumier en poudre.

L’automne où vous ne faites pas d’apports organiques, enfouissez un engrais spécial petits fruits.

Traitements contre les insectes et maladies.

Les parasites et les maladies étant rares et peu préjudiciables, il n’est pas nécessaire d’envisager de traitement pour cette espèce.

Open post

Récolte et conservation des fruits d’automne

pomme kiwipoire

Pour les pommes et les poires, ne traitez ainsi que les variétés dites de conservation.

Cueillez les fruits dès qu’ils arrivent à maturité. Certains ne sont pas mûrs lorsque les gelées arrivent. Récoltez-les, entreposez-les : ils finiront de mûrir en caissette.

Ne cognez jamais les fruits à conserver, rangez-les dans des clayettes, les uns à côté des autres, sans qu’ils se touchent, puis mettez-les sur une table, dans un local sain, hors gel et bien ventilé.

Attendez les premières gelées pour récolter les kiwis, puis rangez-les en caissettes, à entreposer au cellier.

Tous les 3 ou 4 jours, au cours de l’hiver, allez faire votre ‘marché’ dans le local, où vous accueilleront mille parfums mêlés. Rapportez quelques fruits à consommer de suite, et profitez-en pour surveiller l’état sanitaire. Un fruit abîmé, un fruit jeté !

Ramassez noix, amandes, noisettes, sortez ces dernières de leur réceptacle, triez pour ôter les fruits véreux, puis étalez-les pour les faire sécher parfaitement. Ensuite, vous pouvez les conserver dans la maison, dans un compotier.

Collectez les châtaignes qui se sont échappées des bogues, puis écrasez les bogues pleines avec le pied pour faire jaillir les fruits, ou munissez-vous de gants très épais pour les sortir de leur cocon. A la maison, immergez-les dans un récipient rempli d’eau. Jetez celles qui flottent. Laissez les autres tremper pendant une semaine afin de détruire les insectes et leurs œufs, rincez-les puis séchez-les au soleil pendant plusieurs jours. Étalez-les sur des claies, en cellier frais et ventilé. Remuez régulièrement, pour les aérer.

Open post

Au verger en hiver

sécateurs rateau

Pour le bon état sanitaire de vos arbres fruitiers, nous vous recommandons, avant de traiter, de faire quelques soins préliminaires très importants.

Ramassez les feuilles mortes sous les arbres et brûlez ces dernières souvent porteuses de maladies.

Supprimez les fruits restés sur l’arbre car ils sont un foyer d’infection important, qui engendre souvent l’apparition de maladies la saison prochaine. Faites-les tomber en vous aidant d’un bâton.

Brossez l’écorce pour éliminer les mousses et lichens.

Cicatrisez les plaies de vos tailles avec un cicatrisant de type goudron de Norvège ou mastic.

Les jardineries vous proposent des traitements d’hiver qui permettent l’élimination de tous les parasites installés dans les creux de l’écorce des arbres. Ces travaux préliminaires et le traitement indiqué permettent à vos arbres de bien commencer l’année. Ils offrent aussi une végétation dans les meilleures conditions possibles et assurent une récolte abondante et saine.

Attention : Diluez-le soigneusement et n’augmentez pas les doses indiquées.

essuyant-outil-de-pulverisateur_318-68485

Faut-il ajouter par la suite une pulvérisation de bouillie bordelaise ?

Une bonne pulvérisation de bouillie bordelaise fin janvier, avant l’éclosion des premiers bourgeons, est efficace contre la tavelure, la cloque et le mildiou. Surtout si vous en avez réalisée une lors du dernier automne à la chute des feuilles.

Très efficace pour lutter aussi contre les parasites et les maladies, le blanc arboricole vendu dans vos jardineries vous permet de protéger vos fruitiers.

Open post

Le figuier

FIGUEPlantez le parfum du Sud…FIGUE

Avoir un figuier au nord de la Loire c’est possible, si vous le plantez bien à l’abri de votre maison.

Le figuier n’est pas réservé uniquement aux jardins du Sud.

Les premières années, par précaution, vous lierez les branches ensemble et entourerez la ramure avec un voile d ‘hivernage.

Les figuiers, généreux et à l’aise dans tous les jardins !
ampoule

Le Saviez-Vous ?

Grand amateur de figues, Louis XIV fit planter une figueraie de plus de 700 arbres au Potager du Roy. Déjà cultivé par les Sumériens, le figuier est souvent cité dans les récits bibliques et mythologiques.

histoire

Un arbre mythique

Le figuier est sans conteste un des plus beaux arbres fruitiers, avec son feuillage ample, découpé et vert brillant, qui se déploie tard au printemps et se teinte d’or avant de chuter en automne. Ses nombreux fruits mûrs sont tout aussi décoratifs lorsque le soleil les teinte de vert tendre, de jaune beurre, de pourpre, de violet ou de noir. Leur rondeur et leur souplesse sont un appel irrésistible à la gourmandise et leur chair sucrée, chaude et mielleuse se fait fine confiserie. Fruits de santé, fruits de sportifs, on aime les figues juste cueillies sur l’arbre, mais aussi en entrée et dans des plats ‘sucré-salé’, des confitures parfumées, ou simplement séchés pour ensoleiller les papilles en hiver.

On le croyait réservé au paysage méditerranéen, mais en réalité, avec l’engouement pour le jardin nourricier, et l’envie de combiner les plaisirs, le figuier trouve sa place dans toutes les régions.

pouce

Un figuier pour chacun

La passion de quelques professionnels a permis un large choix de variétés adaptées à tous les palais, les climats et les espaces. On peut même les cultiver en pot, prenant ses quartiers d’hiver à l’intérieur en région froide. Le figuier permet de créer des ambiances très diverses, invitant au voyage vers le sud ou plus loin encore… Un figuier ‘bonsaï’ peut créer la surprise sur un petit balcon offrant le contraste de ses grandes feuilles sur une silhouette miniature. Ce large feuillage est d’ailleurs très utile pour sa qualité d’ombrage qui sait se faire oublier en hiver quand la lumière est appréciée. Dans un décor réduit, l’arbre peut se montrer discret lorsqu’on l’utilise de manière originale, palissé contre un mur.

sourire  Peu exigeant  sourire

Si on ajoute à tout ça que le figuier est un arbre peu exigeant, jamais malade, demandant peu de soins, résistant à la sécheresse, renaissant de sa souche après un grand froid…et que sa grande longévité (près de 300 ans) va lui permettre d’accompagner la famille sur plusieurs générations, on peut dire que l’essayer, c’est l’adopter pour longtemps !

Open post

Les rosiers racines nues

N’oubliez pas de planter les rosiers à racines nues, jusqu’à mi-avril : le choix est vaste, beaucoup plus qu’en conteneur, et la reprise assurée si vous suivez nos conseils.

La réception, la conservation avant l’installation, le choix de l’endroit de plantation, l’espace à consacrer à chaque variété, la plantation elle-même, et le suivi : chaque étape est importante. Il ne faut en manquer aucune, alors suivez le guide !

colis

A la réception

Si vous ne pouvez les planter aussitôt (manque de temps, gel…), conservez les rosiers pendant quelques jours dans un local hors gel, mais non chauffé, en couvrant les racines de tourbe fraîche.

Si la plantation ne peut pas se faire avant 15 jours ou 3 semaines, mettez-les en jauge, dans un endroit abrité du jardin

ampoule

Où les planter ?

Installez-les au soleil, bien que certains supportent une ombre légère, surtout dans les régions à fort ensoleillement. Un minimum d’ensoleillement de 4h par jour est impératif.

Respectez les distances de plantation, suivant la taille adulte du rosier. Voici une moyenne.

  • Rosiers buissons : 0,40 à 0,50cm
  • Rosiers arbustes : 0,80 à 1m
  • Rosiers grimpants palissés : 2,50 à 3m.

Évitez de les planter trop près d’arbustes et d’arbres, sinon la concurrence avec les racines de ces végétaux modérera leur croissance et ils resteront chétifs.

Ne replantez pas un rosier là où il y avait déjà un rosier, ou alors changez la terre sur 50cm en tous sens.

planter

Comment les planter ?

Taillez légèrement les racines (habillez-les !), faites-les tremper toute une nuit dans un seau rempli de pralin. Préparez les trous de plantation, de 40 cm sur 40cm. Sortez la terre, ôtez cailloux et racines d’herbes, décompactez le fond. Ajoutez à la terre un engrais organo-minéral. Refermez soigneusement, en laissant le point de greffe à ras de terre. Tassez, arrosez. A l’arrivée du printemps, retaillez tous les rameaux des rosiers buissons et arbustifs au-dessus du 3ème œil ; rabattez de moitié chacune des branches des rosiers grimpants.

Et la suite…

La première année, arrosez chaque semaine, de mai à octobre. Coupez régulièrement les fleurs fanées.

Posts navigation

1 2 3 8 9 10 11 12
Scroll to top