Paillages et broyat

ampoule

Pourquoi et comment faire ?

paille

Le paillage conserve la fraîcheur, en réduisant l’évaporation et protège des variations excessives de température. Il limite la pousse des herbes et se transforme en humus en se décomposant. A l’origine, il était effectué avec de la paille finement hachée. Un grand nombre d’autres matériaux sont à utiliser : compost peu décomposé, paillette de lin ou de chanvre, tontes de pelouse, fougères, coques de cacao, feuilles mortes, engrais verts, écorces broyées, branches de taille…

Observez la nature : partout, les plantes poussent sans l’aide de l’homme. Les insectes et les vers du sol travaillent la terre, sous un couvert de feuilles mortes en forêt, ou d’herbes sèches ou couchées, sur les bords de chemin et talus, dans les prairies… C’est le paillage naturel ! Au jardin, pailler, c’est un geste essentiel qui copie la nature : les plantes poussent sous une litière de protection.

Ces paillis apportent des nutriments à la terre et favorisent le développement des micro-organismes.

Au potager, choisissez un paillis qui se décompose vite (tonte de pelouse, feuilles tendres, broyat de branches vertes).

Pour les plantes vivaces et les arbustes, paillez à la plantation et en hiver. Pour les plantes annuelles, paillez à la plantation ou lorsque les semis sont bien levés, après une pluie ou un arrosage.

L’épaisseur du paillis dépend des cultures. Il sera plus important, c’est évident, autour d’arbustes qu’autour de salades, qui ne restent pas longtemps en terre.

Avec le paillage, la terre est préservée des pluies, du vent, donc de l’érosion. Il protège les cultures de la sécheresse, lutte contre les mauvaises herbes, enrichit le sol.

Utilisez votre tondeuse pour réduire les feuilles larges ou coriaces, les tiges tendres, les tiges de fleurs fanées, mais attention à ce que ces matériaux soient bien secs, afin d’éviter tout risque de pourriture.

Au pied des arbustes, le broyat donne des résultats extraordinaires. Broyat ou B.R.F (Bois Rameaux Fragmentés)? Deux noms différents, dont l’un presque barbare, pour des techniques identiques. C’est le résultat du broyage des branches d’arbres et d’arbustes feuillus. Des forestiers canadiens, dans les années 70, ont constaté que les plantes étaient bien plus belles aux endroits où ils laissaient les déchets de leurs coupes. Les jardiniers bio ont mis cette réflexion à profit, et les effets sont spectaculaires. Tentez l’expérience, vous ne le regretterez pas. Cerise sur le g âteau, avec cette méthode, il n’y a plus de déchets verts à emporter à la déchetterie : vous recyclez tout, ou presque ! Les tailles d’entretien des fruitiers, des rosiers et des arbustes…

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