Le pommier

pommeSi la pomme est la N°1 ce n’est pas un hasard…pomme

Ses saveurs si diverses, sa facilité de culture, ses propriétés de conservation qui permettent de la croquer pendant de longs mois, les mille façons de l’accommoder et sa beauté en font la reine des fruits. Les pommiers appartiennent à la famille des rosacées et sont rustiques jusqu’à – 30°C ; ils peuvent être plantés jusqu’à une altitude de 1200 m.

Les pommiers doivent être plantés à une exposition ensoleillée. Ils demandent des sols bien drainés et riches, plutôt argilo-sableux.

Leur floraison blanche rosée apparaît à partir de mi-avril et se termine vers le 10 mai environ, selon les régions et les variétés

Selon les variétés, la récolte débute à partir de la 2ème quinzaine d’août et se termine fin octobre avant les premières gelées.

La consommation des fruits commencera dès la récolte pour certaines variétés et pourra se poursuivre jusqu’à fin mars pour d’autres.

Les fruits de ‘garde’ seront placés dans un local obscur ou faiblement éclairé, frais, aéré et dont l’atmosphère ne sera pas sèche.

Le pommier appartient au genre ‘Malus’.

Plusieurs espèces botaniques sont à l’origine des hybridations multiples ayant permis l’obtention des variétés horticoles :

– Malus pumila, à l’état spontané dans le Caucase et en Asie mineure,

– Malus sylvestris, originaire d’Europe jusque dans la province de Koursk en Russie et,

– Malus baccata, que l’on rencontre dans les forêts de Sibérie et du nord de La Chine.

Le terme de Malus communis est souvent utilisé par les pépiniéristes pour désigner les porte-greffes issus de semis (encore appelés ‘francs’) dont la graine est souvent du Malus sylvestris.

Les petites histoires sont souvent reliées à l’Histoire, à la religion, aux contes et légendes et elles fourmillent !

En France, l’existence du pommier est attestée depuis au moins la haute Antiquité.

On sait que Charlemagne ordonna que des pommiers soient mis en culture pour la fabrication de cidre. Les moines cultivaient aussi des pommiers dans leurs monastères et ont contribué à l’expansion de leurs cultures.

En 1600, Olivier de Serres publia le premier traité de cultures des vergers et des potagers où il parle de celle du pommier, des noms de variétés, de la cueillette et de la conservation des pommes : ‘Le Théâtre d’Agriculture et mésnage des champs’.

En 1620, le premier pommier arriva en Amérique avec le Mayflower.

Sous Richelieu commença la pratique du greffage sur petite forme gr âce au Curé Le Gendre.

M. de la Quintinie, le jardinier de Louis XIV, planta dans le potager du roi, des pommiers en formes palissées.

On a tous en mémoire la pomme qu’Eve tendit à Adam, celle qui tomba sur la tête de Newton, celle que Guillaume Tell coupa en deux d’un carreau d’arbalète et bien sur, celle que croqua Blanche neige !

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La pomme donne la pêche !

Fruit ‘coupe faim’ par excellence : la pomme rassasie sans trop de calories et avec sa peau vous bénéficierez de toute sa richesse en vitamine C.

Elle fournit des vitamines, des minéraux et oligo-éléments très variés. Egalement riche en fibres et en eau, elle contribue à un bon fonctionnement intestinal.

Il a été mis en évidence, que 2 ou 3 pommes par jour, contribuaient à faire baisser un taux de cholestérol un peu trop élevé et qu’elles jouaient un rôle pour un bon équilibre nutritionnel.

Le pommier est un arbre qui peut, selon la forme choisie, atteindre une hauteur de 2,50 m à 6/7 mètres ; il peut être planté partout, aussi bien au verger qu’au jardin d’ornement et jusqu’à 1200 m d’altitude.

Au printemps, sa floraison rose tendre est un enchantement non seulement dans les vergers de pommiers mais aussi dans tous les jardins.

Plantez les pommiers au soleil, en évitant les expositions trop chaudes. Ils aiment une terre bien drainée, riche et qui ne sèche pas en été.

Apportez de la matière organique au moment de la plantation, puis, tous les 2 ans, à l’aplomb de la ramure, épandez du compost.

Arrosez régulièrement et copieusement pendant les trois premières années de plantation.

La production est plus abondante s’il y a d’autres pommiers dans les environs, dans un rayon de 18 à 25 mètres environ, sans obstacle majeur entre eux.

Même si la plupart des pommiers sont autofertiles, il est toujours souhaitable d’avoir une autre variété pour augmenter la pollinisation et ainsi la fructification.

Pour chaque variété que nous proposons, sont indiqués les pollinisateurs qui conviennent.

Porte-greffes

Nous avons sélectionnés le porte-greffe le mieux adapté à chaque forme, permettant une mise à fruits rapide.

– Scions greffés sur Pajam 2

– Cordons, palmettes, sur M 26

– Gobelets sur M 7

– Tiges et demi-tiges greffées sur Franc de semis, avec ou sans intermédiaire.

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Comment Choisir ?

Votre choix devra tenir compte de vos goûts et de vos désirs, à propos de l’échelonnement des maturités, de la saveur et de l’utilisation des fruits (consommation en frais, en pâtisserie, en compote…), mais aussi de la taille de votre jardin et de son style.

Pour les pommiers il existe plusieurs formes d’arbres qui sont façonnées à partir d’un scion (arbre greffée d’un an) : les palissées et les libres.

Les formes palissées :

Permettent la production de fruits dans des espaces restreints du jardin. (Palissage ou garnissage d’un mur).

Nous proposons, pour certaines variétés de pommiers, Palmette U simple, Palmette U double et Cordon horizontal 0.60 m, 1 bras.

Les formes libres :

Leur production est importante à l’ âge adulte en raison de la grande longueur de l’ensemble des branches charpentières.

Nous proposons Gobelet 2 ou 3 ans, Demi tige et Tige.

Les Colonnaires :

Du fait de leur faible encombrement, sont idéaux pour les petits jardins et la culture en bac sur terrasses et grands balcons.

La hauteur des arbres à l’âge adulte, qui conditionne l’emploi ou non d’une échelle pour les cueillettes et les soins d’entretien est également un des critères de choix :

0.80 m de haut pour les cordons,

2.50 m de haut pour les palmettes U simple ou double,

3 à 4 m de haut pour les fuseaux et gobelets,

4 à 5 m de haut pour les demi tiges,

6 à 7 m de haut pour les tiges.

La facilité de la taille de fructification, à appliquer pendant toute la vie des arbres est également à considérer :

Cette taille devra être :

– Très réduite pour les tiges et demi-tiges.

– Modérée pour les fuseaux et gobelets.

– Etre suivie minutieusement (taille trigemme) pour les palmettes U simple, U double et cordon.

Comment les associer ?

Les pommiers ne sont pas suffisamment autofertiles pour fructifier pleinement, alors, pour accroître leur rendement, il est toujours préférable de planter deux variétés qui se pollinisent entre elles ; cela est obligatoire pour Belle de Boskoop et Reinette Grise du Canada qui sont autostériles.

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Quand Planter ?

Les pommiers se plantent pendant la période de repos végétatif, généralement de mi octobre à fin mars selon les régions.

Ne pas planter lorsque le sol est détrempé ou gelé.

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Comment Planter ?

Préparation du sol

De la préparation du sol dépend l’avenir de vos plantations.

Ce travail doit être réalisé si possible 2 à 3 semaines avant la plantation.

Faites, au minimum, un trou de 0.80 m en tous sens.

Conservez la bonne terre végétale (celle de surface) et remplacez celle de fond par un mélange de terreau, de fumier décomposé et de corne torréfiée.

Distance de Plantation

– Cordon 1 bras : 2 à 3 m (1,5m entre les rangs).

– Palmette U double 4 branches : 1,20 m (2.50m entre les rangs).

– Palmette U simple 2 branches : 0,60 m (2.50m entre les rangs).

– Gobelet : 3 à 4 m (en tous sens).

– Demi-tige : 4 à 7 m (en tous sens).

– Tige : 5 à 8 m (en tous sens).

– Colonnaires : 0.60 m.

Plantation

Avant de procéder à la plantation, supprimez avec un outil bien tranchant les parties des racines abîmées et trempez-les ensuite quelques instants dans un mélange boueux assez épais de terre et d’eau (pralinage).

Installez dans le trou de plantation un tuteur légèrement décalé par rapport au centre et du côté du vent dominant.

Étalez les racines dans leur position naturelle.

Placez le point de greffe à 10 ou 12 cm au-dessus du sol pour qu’après tassement de la terre de comblement du trou de plantation, la base du bourrelet de greffage se trouve à 5 ou 6 cm au-dessus du terrain.

Comblez les trous avec de la bonne terre fine, émiettée, pour qu’elle glisse bien entre les racines.

Tassez autour du pied de la plante en formant une cuvette.

Arrosez, copieusement même par temps de pluie.

Éloignez de la base du mur (20 à 25 cm) le pied des palmettes qui y seront palissées et dirigez, si possible, leurs racines obliquement en direction opposée.

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Comment Tailler ?

Taille à la plantation

C’est une étape indispensable qui a pour but d’assurer la reprise des arbres.

Elle consiste à réduire la longueur des branches :

Toutes les branches verticales seront raccourcies de 2/3

Les branches inclinées à 45° seront raccourcies de moitié.

Pour les arbres de ‘plein vent’ (gobelet, tige et ½ tige), la taille visera également à ouvrir le plus possible le cœur de l’arbre, de manière à faire pénétrer le maximum de lumière nécessaire au développement et à la maturation des fruits.

Pour les palmettes, sur les branches verticales, réduire de moitié la pousse de l’année.

Pour les cordons, 1/3 de la pousse de l’année sera ôté.

Les coupes se feront toujours au-dessus d’un œil tourné vers l’extérieur de l’arbre.

Taille d’entretien

Sur les formes palissées dirigées (cordon, palmettes U simple et U double) pratiquez la taille trigemme en hiver et, en été, les pincements en vert.

Toutes ces techniques de taille, sont expliquées clairement grâce à de nombreuses illustrations (dessins et photos) dans le livre ‘La Taille Tranquille.

Quand tailler ?

La taille s’effectue à la fin de l’hiver, en février mars selon les régions.

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Comment Soigner ?

Même dans les sols riches, l’apport de matières fertilisantes est une nécessité pour le pommier, tout d’abord pour l’aider dans son jeune âge, à constituer son ossature (fumure de fond apportée à la plantation : voir plus haut) et ensuite pour restituer ce que les récoltes auront prélevé dans le sol (fumure d’entretien).

La fumure d’entretien :

A partir de la 2ème année de plantation, à l’automne, enrichissez le sol !

Une année sur deux, faites un apport d’engrais complet spécial arbres fruitiers ou de fumier en poudre.

Épandez l’engrais ou le fumier, puis, à la fourche bêche, enfouissez-le.

Les engrais et fumiers doivent être placés à l’aplomb des extrémités des branches.

Traitements contre les insectes et maladies.

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Lutte préventive

Pour détruire les insectes hivernants sous l’écorce des arbres, vous pouvez utiliser un insecticide à base d’huile blanche de pétrole ou du blanc arboricole.

Ces 2 produits sont à appliquer sur le tronc et à la base des branches charpentières en janvier ou février.

Respectez toujours les dosages indiqués sur l’emballage de la spécialité commerciale.

Les carpocapses (ver de la pomme), installez des pièges à phéromones dans vos arbres.

Pour lutter contre de nombreux parasites (pucerons, acariens, jeunes chenilles, cochenilles farineuses) adoptez des chrysopes ! Les larves de cet auxiliaire sont de redoutables prédateurs de ces ravageurs !

Lutte curative :

Les pucerons verts, appliquez dès l’apparition des premiers individus un insecticide spécifique.

Avant toute utilisation, lire attentivement l’étiquette et respecter strictement les usages, doses et précautions d’emploi.

Les acariens rouges, appliquez dès l’apparition des premiers individus un acaricide spécifique.

Avant toute utilisation, lire attentivement l’étiquette et respecter strictement les usages, doses et précautions d’emploi.

Notre service ‘Conseils Jardin’ est à votre disposition pour tous autres traitements concernant d’autres attaques parasitaires qui pourraient se manifester.

Maladies :

Lutte préventive :

Afin de limiter la propagation des maladies, nous vous conseillons de traiter vos arbres, préventivement, à l’automne puis, à nouveau, à la fin de l’hiver, avec de la Bouillie Bordelaise.

Lutte curative :

Sur les pommiers 2 maladies peuvent se développer lorsque les conditions climatiques sont mauvaises :

· La tavelure qui peut toucher le feuillage et/ou les fruits.

Le traitement consiste à appliquer un fongicide spécifique dès l’apparition des premières taches sur le feuillage, puis à renouveler celui-ci 10 à 12 jours plus tard. Avant toute utilisation, lire attentivement l’étiquette et respecter strictement les usages, doses et précautions d’emploi.

· L’oïdium qui se manifeste sur les jeunes pousses au printemps.

Le traitement consiste à appliquer un fongicide spécifique dès l’apparition des premiers symptômes. Avant toute utilisation, lire attentivement l’étiquette et respecter strictement les usages, doses et précautions d’emploi.

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